lundi 14 septembre 2015

Un été et une rentrée run for fun

Passés les semi-marathons effectués dans la douleur, j'ai eu envie de revenir à des joies plus simples liées à la course à pied. J'ai donc couru plusieurs petites distances, autour de chez moi, souvent en m'inscrivant au dernier moment. Juste pour le fun, la joie d'accrocher un dossard, sans objectif précis.

J'ai donc commencé par un 7.5 km fin juin effectué à Mauzé sur le Mignon sous une chaleur écrasante. Nous sommes 150 à prendre le départ et ça part très vite : j'avale les 2 premiers kilomètres en à peine plus de 9 minutes. Je sais que je ne tiendrai pas ce rythme jusqu'au bout mais je n'ai pas de stratégie de course, on verra bien ! Mon rythme baisse dès les kilomètres suivants mais j'arrive à doubler d'autres concurrents partis vraiment trop vite. Bref tout se passe plutôt bien jusqu'à ce qu'on arrive sur une portion sur l'herbe au terrain très irrégulier, ça me casse les pattes et je ressens un sérieux coup de mou à 2km de l'arrivée. Le rythme descend à 5mn20 du kilomètre et je me fais griller par deux concurrents dans la dernière ligne droite. Je finis 39ème au final (mon plus beau classement) en 37mn45.

L'été est arrivé et je suis parti en vacances (l'occasion de courir au bord de l'eau, ma passion). Le lendemain de mon retour, je m'aligne sur le 10 km qui se court à côté de chez moi : La Courdelaise. 2 km de la maison à la ligne de départ pour s'échauffer, impeccable ! J'espère améliorer mon record sur la distance et passer sous les 50 minutes. L'année dernière, j'avais effectué le même parcours en 51mn10. Je me cale sur un rythme légèrement supérieur à 12km/h que j'arriverai à tenir tout le long en arrivant même à accélérer sur le dernier kilomètre : 49mn15, pas mal pour quelqu'un qui a conduit pendant 15 heures la veille !

Le calendrier étant particulièrement désert pendant l'été dans la région, je ne retrouverai un dossard que fin août.

Entre temps, je me suis fixé un objectif pour cet automne : faire enfin un beau chrono sur le semi-marathon de Niort. Cette course était mon baptême en course à pied il y a 2 ans et je n'y ai jamais décroché un chrono à la hauteur de mes espérances. C'est pourquoi j'ai démarré un programme sur 10 semaines : mon objectif étant de passer sous la barre des 1h50. J'ai choisi un plan disponible en ligne sur le site conseils-courseapied.com. Le but de suivre un plan est surtout de me forcer à effectuer régulièrement des séances de VMA qui me font défaut alors qu'elles me font progresser. Et je peux dire que j'ai craché mes poumons et perdu plusieurs litres de sueur à tourner autour du terrain de foot du village ! Au moment où j'écris ces lignes, j'ai effectué la moitié du plan en l'ajustant d'après les petites courses auxquelles j'ai participé ces 3 derniers weekends. C'est passé très vite.

Les 3 courses ? Un petit résumé :

Fin août, je m'aligne sur le 5 km des Foulées de l'Angélique à Bessines. Je n'ai jamais couru cette distance et je suis assez excité de tester ce nouveau format "toutafond". J'avais déjà effectué un test tout seul l'année dernière qui m'avait donné un repère : 23mn30. Mon objectif aujourd'hui : 22mn30 soit 4mn30 au kilomètre (13.3 km/h). Nous sommes peu nombreux au départ (45) et ça file très vite devant. Lors du passage au premier virage, à 500m du départ, je peux compter le nombre de coureurs devant moi : 30. Au bout d'un kilomètre 200, j'en ai déjà repris 2, je poursuis mes efforts et garde mon rythme sur les deux premiers kilomètres. Je double deux autres concurrents avant d'entamer la première surprise du parcours en boucle : une grand descente où je lâche les chevaux étant à plus de 100% de VMA tout en bas. La partie plate qui suit me permet de vite réaliser qu'une aussi belle descente sur un parcours aussi court, promet une belle montée ! Pas manqué, au virage suivant c'est un petit col qu'il faut grimper, je m'accroche, le rythme descend sérieusement mais j'arrive à doubler un V2 à la peine. Pas le temps de reprendre son souffle, il reste moins de deux kilomètres à effectuer. J'arrive à retrouver le rythme du début et je double deux autres coureurs à l'approche du stade. Un dernier tour de piste : 22mn08, 24ème, chouette ! Une marque officielle sur cette distance, qu'il faudra battre à l'avenir !

La semaine suivante, je rejoins Saint-Maxire pour les 10 bornes, rendez-vous marquant la rentrée course à pied du Sud Deux-Sèvres. Il y a pas mal de monde en cette belle après-midi, du soleil et une température raisonnable, idéal pour courir. Je m'échauffe tranquillement et me glisse dans la peloton de départ. J'entend parler autour de moi de grande montée en faux plat, à peine le temps de réaliser que c'est parti. Je pars plus vite que mon allure cible (4mn45 au kilo, oui je veux passer sous les 49 voire 48 minutes) mais dès le premier virage à la fin du premier kilomètre, le fameux faux plat va me faire naturellement ralentir. Il s'agit d'une grande ligne droite d'un kilomètre 500 qui grimpe légèrement au début et lourdement à la fin ! J'ai repéré une coureuse qui avait fait le même stage de course à pied que moi et qui avait le même niveau que moi au test VMA. Elle semble courir au même rythme que moi, je décide d'en faire mon meneur d'allure. Arrivé en haut, je suis très heureux de redescendre immédiatement et de récupérer le temps perdu dans la montée. Le chemin bifurque ensuite sur un chemin de terre qui longe la rivière. Arrivé au 5ème kilomètre je suis toujours dans le coup (23mn40) mais je commence à souffrir. Mon pacer perso est toujours en vue quand le chemin commence à devenir pentu puis sérieusement vertical ! Beaucoup de monde marche et j'arrive en haut à bout de souffle. Mes cuisses souffrent elles-aussi, je n'avais pas prévu un dénivelé pareil. Ma meneuse d'allure s'évade, je l'aperçois encore mais à bonne distance. J'ai perdu une bonne minute et je suis rincé. Un arrêt rapide au ravitaillement du 7ème kilomètre pour boire et je me force à reprendre le rythme du début. J'y arrive et finis dans la douleur mais avec un nouveau record perso à la clé : 48mn52 ! La mauvaise surprise sera le soir en rentrant : une rage de dents insupportable se déclare m'empêchant de dormir. Rien de tel pour terrasser un coureur ! Le temps d'être soulagé par le dentiste quelques jours plus tard et j'avais perdu quelques séances d'entrainement et autres heures de sommeil...

La 3ème course ? Un peu de patience...

lundi 3 août 2015

Semi-marathon de la 12-14

3 semaines après le fiasco des Sables d'Olonne, je m'aligne sur le semi-marathon de la 12-14. Cette course fait partie de mon plan "accumulons des km en 2015 pour en sortir plus fort en vue d'un marathon en 2016".

Je l'avais courue l'année dernière pour ce qui était mon pire chrono sur semi en partie dû à la très forte chaleur. Cette année, ce n'est pas la chaleur qui causera des défaillances : il pleuvra sans discontinuer toute la journée.

Je ne suis plus malade mais la grande forme du mois de mai s'est envolée : je me sens fatigué.

Peu importe, je suis là pour bouffer du kilomètre même si je n'ai pas le record dans les jambes. Que dire de cette course ?

Un beau graphique résumera mieux que des mots mon combat pour en finir :

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1h56 mouais...

mercredi 3 juin 2015

En voilà un qui a trouvé une solution aux tétons sanglants !

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lundi 1 juin 2015

Et là c'est le drame... Semi-marathon des Olonnes

Quand j'ai ressenti une petite douleur après mon petit exploit sur 10 km, j'aurais dû m'en douter : c'était la fin d'un petit cycle gagnant. J'ai certes continué à avoir de bonnes sensations lors de la semaine suivante et la petite douleur au tendon s'est estompée rapidement... jusqu'à réapparaitre assez violemment lors d'une sortie longue de 14 km. J'ai senti mon tendon se raidir à partir du 10ème kilomètre et la douleur remonter jusqu'au mollet. Ca tombe très mal, le semi-marathon est dans une semaine. Pour couronner le tout, je m'enrhume et la toux m'empêche de dormir correctement.

Je tente bien une petite sortie dans la semaine et si le tendon tient à peu près, le rhume m'épuise. Je rentre après 6 km et je me sens exténué comme après 20km...

Je me repose jusqu'au dimanche mais le rhume est toujours présent. Pire, je dors très mal la nuit précédent la course et je me lève une heure et demie avant le réveil. Autant dire que je ne suis pas serein lors du voyage en voiture vers les Sables d'Olonne. J'avais prévu de courir en 5 min/km le plus longtemps possible et donc de viser un chrono entre 1h45 et 1h50 (mon record étant 1h52). J'arrive aux abords du stade une heure avant le départ et il fait déjà chaud. Moi qui n'aime pas les grosses chaleurs, ça tombe très mal. Je n'arrête pas de me moucher mais j'ai l'impression que ça va sinon.

Je vais chercher mon dossard, en profite pour voir l'arrivée du 10km et je vais m'échauffer en trottant doucement vers la ligne de départ.

Il fait vraiment très chaud, 22° et pas de vent du tout. Mmm.

C'est parti. Les 200 premiers mètres sont en pente et donc le départ est rapide. Je me cale très vite sur mon rythme cible (merci la montre GPS que je me suis offert une semaine avant !).

Les jambes répondent bien mais je sens que le souffle est un peu à la peine, je mets cela sur le compte de la chaleur.

Le parcours est superbe, on longe le remblai en un long aller-retour, ce qui fait que l'on court quasiment en permanence en bord de mer. Je ne reconnais personne parmi les 1300 coureurs, moi qui suis habitué aux courses en Deux-Sèvres !

Je fais illusion les 6 premiers kilomètres avant de ralentir au 7ème puis de m'effondrer au 8ème. Je n'ai plus de forces, des frissons comme de la fièvre, un gros coup de barre... Je marche un peu, puis repart au ralenti, puis remarche. Je passe les 10km en 53 minutes. J'aperçois d'autres coureurs qui sont dans le même cas que moi, la chaleur semble en avoir surpris plus d'un.

Dans mon cas, je pense que la rhinite+chaleur+effort = fièvre. Arrivé au 11ème kilomètre, j'ai fini la première grande boucle, il reste à la refaire une deuxième fois. Je suis à 500 mètres de la voiture, je ne me vois pas galérer encore une heure (ou plus ?) juste pour dire : je l'ai fait. Les expériences passées m'ont prouvé que je ne trouvais pas beaucoup plus de satisfaction à finir malgré tout avec un temps minable.

Pour la première fois, j'abandonne : je n'ai pas envie de me faire mal plus longtemps.

Je reste sur le côté et je récupère en regardant l'arrivée des élites, pour une fois que je peux les voir !

Le retour en voiture est très pénible, je m'endors presque au volant, je n'ai jamais connu ça...

Une semaine après, la rhinite est partie mais je suis épuisé par le manque de sommeil. Il va falloir se ressaisir car je me suis engagé pour un autre semi-marathon et il ne reste que deux semaines pour retrouver la forme !

Ensuite viendra l'été et les courses vont se faire plus rares... Donc c'est maintenant que ça se joue !

Les Foulées de l'Autize

Ce trail de 15 km m'a mis la patate et deux jours après, je vais m'inscrire aux Foulées de l'Autize, course ayant lieu le 8 mai à 8km de chez moi. Pour allier l'utile à l'agréable, je décide d'économiser un timbre en allant porter mon bulletin d'inscription en courant. Une bonne sortie longue que je compte faire tranquillement avec le camelback (17km à effectuer).

Ce jour là, comme depuis le début du mois, il pleut. Je profite d'une accalmie pour démarrer en ayant bien pris soin de planque le bulletin dans mon sac pour éviter qu'il arrive trempé à Saint Pompain.

Je pars très doucement puis je retrouve de bonnes sensations comme sur cette portion de bitume lors de la Fressinature deux jours plus tôt où j'avais la sensation de voler.

J'arrive à destination, je poste mon bulletin, fais une petite pause et au moment de repartir il se met à pleuvoir. Autant vous dire que je n'ai pas cherché à trainer pour revenir ! Si j'ai mis 52 minutes à l'aller, 44 suffiront pour le retour ! J'ai la pêche : la portion du 12ème au 17ème kilomètre se fera en 25 minutes, ce qui est très bien pour moi !

Dans la semaine, j'effectue une nouvelle séance de VMA à base de fractionné 30/30. Je souffre mais je sens que ça me fait du bien.

Arrive le vendredi fêrié et je prends place sur la ligne de départ. Il fait une nouvelle fois mauvais temps et à peine le départ lancé, l'orage éclate. Je suis placé dans les premiers coureurs et je me laisse emporter. Je sens que je pars trop vite car au bout de 500m je suis essoufflé, je ralentis donc et laisse passer les bolides.

Comme il pleut assez fort, j'ai préféré laisser mon téléphone et donc mon appli Runkeeper dans la voiture. Je cours avez une simple montre chrono, qui ne fait pas GPS. Il se trouve que le parcours n'est pas (ou mal) balisé et donc je n'ai aucune idée de mon allure. Je cours aux sensations. Pour me guider, je repère un coureur qui avait fait un petit bout de chemin avec moi la semaine dernière à la Fressinature et qui avait terminé derrière moi. Je me dis "bon lui il doit rester derrière toi". Puis un autre coureur triathlète que je connais de vue me double. Je sais qu'il a un meilleur niveau que moi sans être une bête de course non plus. Ok je vais essayer de rester derrière lui le plus longtemps possible.

Cette course est assez atypique car il s'agit d'un 10.2km se courant moitié sur route moitié sur chemins avec dénivelé.

Les 5 premiers kilomètres sont sans histoire mis à part la pluie mais ça on s'y fait rapidement. On court en grande partie sur le route en traversant le village. Un petit ravitaillement (le départ rapide m'a donné soif !) et au détour d'un virage, LA grosse difficulté : une énorme côte via un petit chemin.

Mon repère triathlète me largue mais je le garderai en ligne de mire jusqu'au bout de la course. La suite se passe sur des chemins trempés par la pluie et un peu glissants par moments. Je me sens pas mal lorsque je repère la première balise du parcours : 6km. Je regarde ma montre : 28mn30 ! J'ai du mal à y croire : je cours en 4mn45 par kilomètre de moyenne. Il faut que je tienne jusqu'au bout si je veux exploser mon record sur 10km !

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Je me retrouve avec un coureur qui semble avoir le même rythme que moi, je m'accroche à lui et nous effectuons les 2 prochains km ensemble.

Je repère une balise au 7ème puis plus rien. Mystère quant à ma performance ! Vais-je tenir le choc ? Les balises sont-elles bien placées (j'ai déjà connu des désillusions à cause de bornes au mauvais endroits) ?

Suite à une grande descente où je reprends un peu de vitesse, on attaque la fin qui n'est qu'une longue côte de deux kilomètres. Je souffre un peu mais ne m'effondre pas. On re-rentre dans le village et on approche du stade. Je passe devant la borne du 10km : 48mn10 ! J'ai gagné 2 minutes sur cette distance sur un terrain loin d'être évident ! Tout à ma joie, je ne pense pas trop aux 200 derniers mètres et 3 coureurs en profitent pour me dépasser au sprint !

Je finis en 49mn09, 99ème sur 198, pile au milieu ! Ma stratégie était bonne, car mes deux repères finissent une minute avant et une minute après moi.

J'ai couru aux sensations et non au chrono, bien m'en a pris car du coup je fais mieux que ce dont je me croyais capable. N'aurais-je pas tendance à me sous-estimer ?

Ces deux dernières courses et ce stage m'ont regonflés à bloc et je suis prêt à viser haut pour mon prochain gros objectif : le semi-marathon des Olonnes, le 24 mai.

vendredi 22 mai 2015

La Fressinature

Le premier mai est arrivé et la douleur au tendon est partie. J'ai même pu effectuer une séance de VMA et je me sens en forme. Direction Fressines sous une pluie battante, ça promet : la Fressinature c'est 15 km sur chemins, dans les bois !

C'est mon premier trail et je n'ai pas de chaussures adaptées, je me prépare à glisser !

Nous sommes 900 à prendre le départ, répartis en deux courses : 15 et 7.5 km. Nous nous séparerons au bout du premier kilomètre, juste avant d'affronter la première et principale diffculté du parcours : une pente particulièrement raide et boueuse à gravir à l'aide de cordes attachées aux arbres !

Ayant avalé le premier kilomètre en 5 minutes et passé cette difficulté le plus rapidement possible (7mn30 pour le deuxième kilo !), je suis déjà bien essoufflé.

Je commence à comprendre ce que veut dire "En trail, on oublie le chrono". En effet, le terrain étant imprévisible, je ne peux me fier à ma montre et doit apprendre à me laisser guider par les sensations. Je souffre un peu au début surtout quand une deuxième belle côte pointe le bout de son nez vers le 4ème kilomètre. Beaucoup de monde marche autour de moi alors que je continue à courir. Arrivé en haut, je repense à une autre phrase entendue : 'En trail, tu as le droit de marcher" !

J'arrive donc au ravitaillement du 5ème bien lessivé (au propre comme au figuré !). Je marche quelques instants en mangeant quelques abricots secs et en buvant un peu. Je repars et une belle surprise m'attend : deux kilomètres de bitume plat ! Cette partie rapide me redonne la pêche et je repars de plus belle. Les 5 prochains kilomètres se passent à merveille : je suis trempé mais je prends vraiment du plaisir à patauger, le parcours est fun et l'ambiance très sympathique.

Arrive une partie où il faut remonter un petit cours d'eau, ici pas question de courir, trop peur de glisser !

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S'ensuit une autre partie dansles bois sur des sentiers très glissants, voire carrément casse-gueule : je m'étale au détour d'un chemin et plonge mes avant-bras dans la boue. Mon visage est aspergé, mais pas de bobo, tout va bien !

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La fin sera assez difficile : une succession de côtes (sur bitume, sur chemins boueux, sur des marches...). J'en termine en 1h32, waouh je n'ai pas vu le temps passer.

A refaire très vite, aurais-je pris goût au trail ?

Le retour de la blessure

La sournoise, elle est de retour ! Après mon stage, j'ai passé une semaine à bricoler dans la maison, ce qui m'a bien fatigué (je ne suis pas maçon à la base). Résultat première sortie de 11 km : la tendinite est de retour !

Je glace pour que ça passe, je retente de courir, ça fait encore mal, je glace encore...

Il faut que je sois rétabli pour le 1er mai, je suis inscrit pour mon premier trail !

Me voilà stagiaire

Courir seul dans son coin, c'est reposant pour le cerveau, c'est libérateur... Mais lorsqu'on commence à s'intéresser à l'amélioration de ses performances, aux méthodes d'entrainement, le coureur peut vite perdre un peu ses repères.

Oh bien sûr, il existe une multitude de magazines spécialisés et internet est une source inépuisable de conseils. Mais l'envie de toucher du concret et de se rassurer existe toujours.

On peut s'inscrire dans un club pour être suivi par un entraineur. Mais je ne suis pas encore prêt à sauter le pas. Aussi, lorsque la CDCHS 79 a organisé un stage d'évaluation du coureur, j'ai sauté sur l'occasion. Passer une journée encadrée par des entraineurs sans pour autant s'engager, parfait !

En plus, un test VMA est prévu. Génial, je pourrais valider (ou pas) le fait que ma VMA est bien de 15 km/h comme je l'ai déterminé en faisant un test tout seul.

C'est donc avec 25 autres coureurs et coureuses que j'ai passé cette journée aussi instructive que conviviale.

Au niveau du test VMA, c'était la méthode VAMEVAL qui a été retenue. Résultat : 15.1 km/h !

Puis après un peu de blabla et questions diverses, une séance VMA à base de fractionné 30/30 m'a bien rincé. Je me suis rendu compte que je ne faisais jamais de fractionné : ma dernière séance doit remonter à ma prépa marathon et encore c'était du fractionné long.

Je ressors donc de cette journée avec de nouvelles perpectives : ma VMA devrait m'assurer de meilleurs chronos qu'actuellement. Il faut que je bosse ma VMA plus sérieusement car actuellement je ronronne...

Semi marathon de Bressuire

Le 15 mars est vite arrivé et avec lui le premier objectif de la saison : le semi-marathon de Bressuire.

C'est sur ce même parcours que j'avais obtenu mon record sur la distance l'année dernière (1h53). Je compte bien améliorer ce temps, fort de mon expérience sur marathon.

Je prends la route pour Bressuire et arrive sur place assez tôt. Il fait froid et le brouillard est encore présent, contrairement à l'année dernière le soleil n'est pas de la partie.

J'ai le temps de récupérer mon dossard et de m'échauffer doucement. Je prends ma place au coeur du peloton pour attendre le départ et repense à ma stratégie de course : garder un rythme entre 5mn10 et 5mn15 au kilomètre et accélérer légèrement sur les 3 derniers kilomètres pour passer sous 1h50 au final.

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C'est parti : passage au premier kilomètre un peu lent, 5mn30, j'accélère. Je repère un petit groupe de vétérans faisant partie du même club qui semblent être calés sur le même rythme que moi. Du coup, j'essaye de rester avec eux. La première petite boucle de 4 km se passe sans problème, je passe les 5 km en 26 minutes, pile poil dans le tempo.

Au 7ème kilomètre, je perd la trace de mon petit groupe, j'ai dû les perdre après le ravitaillement. J'arrive au 10ème kilomètre en 52 minutes, ça va encore. Entre le 10ème et le 15ème, je perds du temps, je passe au 15ème en 1h20. Au moment d'accélérer au 18ème, je commence à souffrir, un léger faux plat me casse les jambes et je serre les dents. Ma moyenne baisse et mon groupe de vétérans me repasse devant, j'essaie de les suivre mais leur accélération dans le dernier kilomètre me laisse derrière.

Un dernier tour de piste (l'arrivée se fait dans un stade) et je passe la ligne en 1h52.

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Temps amélioré mais de peu. Satisfaction mitigée.

vendredi 8 mai 2015

Les 15 km de Carrefour

3 semaines après le fiasco des foulées de l’IUT, je retrouve à peu près le même parcours, rallongé de 5 km.

La différence est qu’au cours du mois de février, j’ai suivi un plan d’entrainement structuré et augmenté le kilométrage : 128 km contre 79 en janvier.

Je me sens plus en forme et prêt à en découdre pour la première fois avec cette distance en compétition.

15 km : entre le 10 et le semi.

Mon but : finir en moins d’1h20 (allure semi marathon)

Objectif atteint : je finis en 1h19 au terme d’une course sans complication mis à part une côte au 12ème kilomètre qui m’a bien coupé le souffle.

Je retrouve des vieilles connaissances à l’arrivée, amis d’enfance, de lycée : c’est le côté plaisant de ces réunions de coureurs, on sort un peu de la solitude du coureur de fond.

C’est bien parti, la forme revient.

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Les foulées de l’IUT

Une des premières courses au calendrier 2015 des Deux-Sèvres, les foulées de l’IUT sont un 10 km se déroulant sur les chemins en bord de Sèvre à Niort.

Ce n’est pas la grande forme mais je prends place au milieu des 300 participants. Dès le début, je sens que ce n’est pas mon jour : il fait très froid, il y a du vent. A peine 500 mètres parcourus et ma casquette s’envole, je dois la récupérer dans un fossé, c’est mal barré.

Les 5 premiers kilomètres, je suis à peu près sur le rythme de mon dernier 10 km (12 à l’heure, 5 minutes du kilo), puis lors de la deuxième partie du trajet, je commence à sérieusement galérer, je me fais dépasser, je baisse le rythme.

Je finis en 52 minutes, j’ai perdu deux minutes sur la distance en un mois. Y a du boulot !

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Le retour du téton sanglant

Non le téton n’a pas fini de saigner.

J’ai délaissé le blog à la fin de l’année, cela correspondait à mon état d’esprit après mon expérience du marathon. Un blues post marathon m’a envahi et j’étais particulièrement démotivé.

Je n’ai pas arrêté de courir mais j’ai bien ralenti le rythme en janvier. Je me sentais lourd (et je l’étais, merci les repas de fin d’année), j’avais du mal lors de mes sorties longues. Je me souviens en particulier d’une sortie catastrophique de 20 km où j’étais à la peine pendant les 10 km du retour.

Pour me relancer, j’ai décidé d’enchaîner les petites courses en suivant plus ou moins un plan d’entrainement en vue du semi-marathon de Bressuire le 15 mars.

C’est sur ce circuit que je détiens mon record sur la distance et je comptais améliorer mon record.

Nous sommes aujourd’hui le 8 mai et j’ai effectué 5 courses dont le semi-marathon en question.

Quelques compte-rendus ?

dimanche 4 janvier 2015

Corrida de Magné

L'année s'est terminée sur une belle course en ce qui me concerne.

J'ai couru la corrida de Magné (10 km), après un mois de décembre dédié d'abord à la récupération post-marathon puis à des séances courtes sans plan précis, au feeling.

Je devais effectuer un 5 km également mais la course était complète et je n'avais pas pris de dossard en avance.

Dommage j'aurais aimé avoir une valeur de référence sur cette distance (je pense valoir entre 23 et 24 minutes).

J'ai donc pris place dans la foule (2000 participants) le dernier dimanche de décembre à Magné (79).

Le but : faire mieux que l'année dernière sur ce parcours (52min 14s) voire améliorer mon record perso sur la distance (51min 10s) voire passer sous les 50 minutes.

Ma stratégie : garder un rythme de 5 minutes au kilomètre et accélérer les deux derniers kilomètres.

Après un petit échauffement d'un kilomètre entre la voiture et le départ, je prends place au milieu de la masse de coureurs plus ou moins déguisés pour l'occasion.

Il fait beau mais froid, comme l'année dernière.

Je suis loin de la ligne de départ et je ne la passe qu'une minute après le coup de feu.

J'essaye de me frayer un chemin entre les coureurs en gardant à l'esprit de ne pas partir trop vite. Grosse erreur d'appréciation : je passe le premier kilomètre en 5 minutes 34, trop lent !

Il va falloir rattraper ce temps perdu, ce qui n'est pas simple sur le début de la course car lors du 3ème kilomètre se trouve la difficulté du parcours : la côte Sainte Macrine, une portion de 500 mètres particulièrement raide.

J'accélère et trouve le bon tempo dès le deuxième kilomètre.

Arrive la fameuse côte, certains coureurs se mettent à marcher, je souffle mais ne ménage pas mes efforts.

Ça passe mais je mets du temps à retrouver une respiration normale.

Heureusement, une portion en descente permet de récupérer.

Je ne m'arrête pas au ravitaillement, je ne suis pas particulièrement assoiffé.

Je garde mon rythme, je double du monde. Arrive la borne du 8ème kilomètre, j'ai 40 secondes de retard sur l'objectif de 50 minutes, j'accélère malgré le vent glacial qui vient de se lever.

Je gagne une dizaine de secondes sur le neuvième kilomètre et j'accélère encore dans le dernier kilomètre, je regagne une vingtaine de secondes.

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Passage sur la ligne d'arrivée en 50 minutes et 17 secondes, pas mal !

J'aurais mieux négocié le départ, je passais sous les 50 minutes mais on ne va pas bouder son plaisir !

C'est déjà terminé, quel bonheur après un marathon de retrouver les joies d'une course simple et rapide !

A renouveler plus souvent en 2015 !

samedi 6 décembre 2014

Et après ?

Oui, quelle conclusion tirer de ce marathon ? Et quelle est la suite ?

La satisfaction d'être allé au bout de ce premier marathon est un peu estompée par le fait d'avoir dû marcher à la fin.

Je n'ai pas le sentiment d'avoir effectué ce marathon entièrement.

Mais est-ce une raison pour foncer tête baissée vers un autre marathon ?

Cette course m'a démontré que je n'étais pas encore mûr pour tenir la distance. Je suis encore un peu jeune en tant que coureur et je manque d'expérience.

Aussi j'ai décidé d'accumuler les semi-marathons en 2015 et d'engranger les kilomètres pour retenter un marathon en 2016.

Je dois développer mes capacités musculaires et mon métabolisme afin de ne pas me faire mal la prochaine fois et y prendre entièrement du plaisir.

Mais avant 2015, je compte finir 2014 avec un autre objectif : battre mon record personnel sur 10 km et pourquoi pas passer sous la barre des 50 minutes.

Ma prépa marathon m'a rendu plus fort que lors de mon précédent record (cet été 51mn15) et je compte participer à une ou deux corridas de Noël pour y arriver.

Pour l'instant, je n'ai pas recouru depuis dimanche et j'ai bien récupéré.

Les courbatures ont disparu entièrement en 3 jours et je n'ai aucune douleur particulière.

Je vais effectuer deux sorties cool ce week-end pour reprendre l'entrainement.

Je pense faire quelques séances de fractionné court pour me redonner un peu de vitesse avant la course.

A suivre !

mardi 2 décembre 2014

Marathon de La Rochelle

Ça y est c'est fini, quelle aventure, quelle galère !

Dimanche matin, je me lève à 7h après une bonne nuit de sommeil.

Je prends mon petit déjeuner puis en route pour La Rochelle (45 minutes de voiture). J'arrive en avance, le temps de bien me préparer.

Il fait froid mais une fois dans le peloton, ça va.

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Le départ est donné à 9h, je suis loin de la ligne et je ne la franchis qu'au bout de deux minutes.

Mon objectif : 4h, donc une moyenne de 5 minutes 40 secondes par kilomètres (10.5 km/h).

Le début de la course se passe sans problème, je pars un peu lentement mais dès le second kilomètre je prend le bon rythme.

Ce début de marathon est un vrai plaisir, le parcours est sympathique, pas de difficultés (quelques longs faux plats) et du monde sur le parcours.

Je passe le 10ème kilomètre en 57 minutes, un peu en retard mais rien de grave. Vers le 15ème kilomètre, on repasse sur le lieu du départ (le parcours est en deux boucles) au vieux port avant de filer vers la partie la moins sympa, les Minimes.

En effet, il y a beaucoup moins de monde par ici et le vent glacé est beaucoup plus présent.

C'est aussi à ce moment que je sens la fatigue commencer à arriver. 1h25 de course et ça y est l'euphorie du début me quitte.

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Je continue sur mon rythme régulier jusqu'au semi marathon que je passe en 2h comme prévu. Tout va bien mais sans m'en rendre compte je ralentis : mon rythme descend à 6 minutes par kilomètre jusqu'au 25ème kilo où je sens un gros coup de barre me tomber dessus.

Les jambes n'avancent plus, je n'ai pourtant mal nulle part. J'ai déjà eu cette expérience désagréable lors de l'une de mes sorties longues, c'est ce que je pense être le fameux mur : plus de jus.

C'est en plus à ce moment que le vent décide de souffler au plus fort et il est glacé !

Je marche un peu, j'alterne avec de la course au ralenti, mon chrono s'effondre : j'oscille entre 7 et 8 minutes au kilo.

Mon objectif : serrer les dents et atteindre le prochain ravitaillement au 30ème kilomètre.

J'y arrive et parviens à me remettre à courir certes très lentement mais sans m'arrêter. C'est reparti, je me fixe désormais des objectifs plus simple : atteindre les ravitaillements pour marcher un peu.

Je repasse une nouvelle fois sur la ligne de départ et aperçois ma petite famille sur le côté : ça me redonne un petit peu de pêche, du moins mentalement. Je suis au 35ème, je vais le finir ce marathon.

C'est alors le deuxième passage par les Minimes et lors d'une toute petite montée, la cata : des débuts de crampes aux cuisses et mollets.

Je m'arrête tout de suite pour marcher et j'essaie d'alterner avec la course mais impossible : au bout de 3 pas, les crampes reviennent.

Alors je marche. Nous sommes d'ailleurs quelques dizaines à marcher dans ces rues désertes…

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Je marche comme ça pendant 4 km. Arrivé au 40ème, je me dis que ça doit aller, que je pourrais finir en courant : grosse erreur.

Je fais 10 mètres et une vraie crampe à l'avant de la cuisse me foudroie sur place. J'ai l'impression que mon muscle a doublé de volume et la douleur est insupportable.

Je reste planté là plus de 5 minutes, je me vois abandonner si près de l'arrivée.

Finalement la douleur se calme et je me remets à marcher.

Le public est gentil avec moi et m'encourage à reprendre la course en petite foulée. J'explique gentiment que c'est impossible.

J'arrive enfin entre les deux tours, à l'arrivée. Je décide de finir en courant, histoire de garder la tête haute.

4h 54mn 06s.

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Le graphique ci-dessous résume très bien ma descente aux enfers :

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samedi 29 novembre 2014

Ça y est la préparation est terminée !

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J'ai effectué ma dernière sortie avant le marathon, ce matin.

Bilan : 54 sorties, 578 km, 59 heures et une énorme impatience !

La prochaine fois que j'écrirais sur ce blog, je l'aurais fait !

dimanche 23 novembre 2014

J-7

Plus qu'une semaine avant le marathon.

La préparation se termine, je suis en phase de récupération.

Cette semaine a été moins traumatisante, pas de sortie longue et seulement 30 km parcourus.

Et surtout, pas de bobos

Plus que deux petites sorties cette semaine et ce sera le grand jour !

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dimanche 16 novembre 2014

Le retour

On va y arriver !

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Suite à mon dernier billet, j'ai patienté 5 jours avant de retenter une petite sortie.

Je tournais en rond chez moi, un vrai drogué en manque. Mon sommeil s'en ressentait, moi qui suis d'ordinaire une vraie marmotte, je me réveillais 4 ou 5 fois par nuit.

Je prends donc le risque, résultat : 6.6 km à allure cool et pas de douleur à l'arrivée.

Le lendemain, une légère douleur était revenue en haut du tendon.

Je décide donc de patienter encore avant de reprendre l'entrainement.

4 jours donc jusqu'à hier où j'ai effectué 9 km tranquille.

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Zéro bobo, ok on fonce !

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Ce matin sortie de 16 km allure marathon réalisée sans encombre, sans fatigue particulière à l'arrivée.

Enfin, je suis de retour !

J'ai perdu l'équivalent d'une semaine de préparation mais je pense que mon corps était arrivé à ses limites et ce coup de frein ne pourra que me permettre d'arriver plus frais le jour J.

Le marathon est dans deux semaines et je suis impatient !

dimanche 9 novembre 2014

Aïe

C'est l'angoisse.

J'ai tenté une petite sortie 4 jours après ma blessure (je ne sentais plus la douleur) : au bout de 3 kilomètres la douleur est revenue.

Depuis je glace, je glace en attendant que ça passe.

3 semaines avant le marathon, la tuile…

mercredi 5 novembre 2014

Ça se précise !

Je viens de recevoir ma carte de retrait de dossard pour le marathon.

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J'ai sauté un entrainement aujourd'hui, cela me semblait judicieux de prendre un peu de repos après ma blessure de dimanche.

La douleur n'est plus présente depuis ce matin, plus de peur que de mal ?