Les Foulées de l'Autize

Ce trail de 15 km m'a mis la patate et deux jours après, je vais m'inscrire aux Foulées de l'Autize, course ayant lieu le 8 mai à 8km de chez moi. Pour allier l'utile à l'agréable, je décide d'économiser un timbre en allant porter mon bulletin d'inscription en courant. Une bonne sortie longue que je compte faire tranquillement avec le camelback (17km à effectuer).

Ce jour là, comme depuis le début du mois, il pleut. Je profite d'une accalmie pour démarrer en ayant bien pris soin de planque le bulletin dans mon sac pour éviter qu'il arrive trempé à Saint Pompain.

Je pars très doucement puis je retrouve de bonnes sensations comme sur cette portion de bitume lors de la Fressinature deux jours plus tôt où j'avais la sensation de voler.

J'arrive à destination, je poste mon bulletin, fais une petite pause et au moment de repartir il se met à pleuvoir. Autant vous dire que je n'ai pas cherché à trainer pour revenir ! Si j'ai mis 52 minutes à l'aller, 44 suffiront pour le retour ! J'ai la pêche : la portion du 12ème au 17ème kilomètre se fera en 25 minutes, ce qui est très bien pour moi !

Dans la semaine, j'effectue une nouvelle séance de VMA à base de fractionné 30/30. Je souffre mais je sens que ça me fait du bien.

Arrive le vendredi fêrié et je prends place sur la ligne de départ. Il fait une nouvelle fois mauvais temps et à peine le départ lancé, l'orage éclate. Je suis placé dans les premiers coureurs et je me laisse emporter. Je sens que je pars trop vite car au bout de 500m je suis essoufflé, je ralentis donc et laisse passer les bolides.

Comme il pleut assez fort, j'ai préféré laisser mon téléphone et donc mon appli Runkeeper dans la voiture. Je cours avez une simple montre chrono, qui ne fait pas GPS. Il se trouve que le parcours n'est pas (ou mal) balisé et donc je n'ai aucune idée de mon allure. Je cours aux sensations. Pour me guider, je repère un coureur qui avait fait un petit bout de chemin avec moi la semaine dernière à la Fressinature et qui avait terminé derrière moi. Je me dis "bon lui il doit rester derrière toi". Puis un autre coureur triathlète que je connais de vue me double. Je sais qu'il a un meilleur niveau que moi sans être une bête de course non plus. Ok je vais essayer de rester derrière lui le plus longtemps possible.

Cette course est assez atypique car il s'agit d'un 10.2km se courant moitié sur route moitié sur chemins avec dénivelé.

Les 5 premiers kilomètres sont sans histoire mis à part la pluie mais ça on s'y fait rapidement. On court en grande partie sur le route en traversant le village. Un petit ravitaillement (le départ rapide m'a donné soif !) et au détour d'un virage, LA grosse difficulté : une énorme côte via un petit chemin.

Mon repère triathlète me largue mais je le garderai en ligne de mire jusqu'au bout de la course. La suite se passe sur des chemins trempés par la pluie et un peu glissants par moments. Je me sens pas mal lorsque je repère la première balise du parcours : 6km. Je regarde ma montre : 28mn30 ! J'ai du mal à y croire : je cours en 4mn45 par kilomètre de moyenne. Il faut que je tienne jusqu'au bout si je veux exploser mon record sur 10km !

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Je me retrouve avec un coureur qui semble avoir le même rythme que moi, je m'accroche à lui et nous effectuons les 2 prochains km ensemble.

Je repère une balise au 7ème puis plus rien. Mystère quant à ma performance ! Vais-je tenir le choc ? Les balises sont-elles bien placées (j'ai déjà connu des désillusions à cause de bornes au mauvais endroits) ?

Suite à une grande descente où je reprends un peu de vitesse, on attaque la fin qui n'est qu'une longue côte de deux kilomètres. Je souffre un peu mais ne m'effondre pas. On re-rentre dans le village et on approche du stade. Je passe devant la borne du 10km : 48mn10 ! J'ai gagné 2 minutes sur cette distance sur un terrain loin d'être évident ! Tout à ma joie, je ne pense pas trop aux 200 derniers mètres et 3 coureurs en profitent pour me dépasser au sprint !

Je finis en 49mn09, 99ème sur 198, pile au milieu ! Ma stratégie était bonne, car mes deux repères finissent une minute avant et une minute après moi.

J'ai couru aux sensations et non au chrono, bien m'en a pris car du coup je fais mieux que ce dont je me croyais capable. N'aurais-je pas tendance à me sous-estimer ?

Ces deux dernières courses et ce stage m'ont regonflés à bloc et je suis prêt à viser haut pour mon prochain gros objectif : le semi-marathon des Olonnes, le 24 mai.